Stratégie

Beauty For a Better Life : la formation aux métiers de la beauté comme levier de retour à l’emploi


Fondation
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Depuis sa création au sein de la Fondation L’Oréal, le programme Beauty For a Better Life a aidé près de 10 000 personnes à travers le monde à se réinsérer à la société. Directrice Générale Adjointe de la Fondation, Florence Lafragette raconte.

Des formations pour retrouver courage, respect et dignité

 

Depuis bientôt dix ans au sein de la Fondation L’Oréal, le programme international Beauty For a Better Life mise sur l’éducation aux métiers de la beauté pour favoriser l’intégration sociale. L’idée ?  Proposer des formations gratuites de coiffure, de maquillage et d’esthétique professionnelles pour faciliter le retour à l’emploi des personnes en difficulté. « Les bénéficiaires sont des personnes abîmées par la vie, peu formées et souvent peu entourées, qui manquent de moyens pour s’en sortir », commence Florence Lafragette.
Le programme de formation Beauty For a Better Life leur propose trois clefs décisives pour renouer avec l’emploi : « un enseignement de qualité, un accompagnement suivi et de vrais débouchés ». En matière d’enseignement, Beauty For a Better Life s’appuie sur un apprentissage complet. « Il combine des cours théoriques en classe et des exercices pratiques lors de stages dans des salons pour être formé aux métiers de la coiffure, du maquillage ou de l’esthétique ». Durant ces formations d’une durée moyenne de six mois, les participants bénéficient d’un accompagnement prodigué par des professionnels choisis conjointement par L’Oréal et des ONG partenaires. « Ils les coachent, leur apprennent à communiquer et les forment au savoir-être, indispensable dans ces métiers de contact et d’échange ». A l’issue de cette formation, les bénéficiaires reçoivent un diplôme reconnu par les autorités locales et peuvent compter sur le réseau du groupe. « Tout est fait pour qu’ils retrouvent un vrai travail rapidement ». Résultat ? « En retrouvant une situation et en se formant aux métiers de la beauté, les élèves formés obtiennent plus qu’un emploi. Ils bénéficient d’une opportunité réelle de changer le regard qu’ils portent sur eux-mêmes pour retrouver courage, respect et dignité ».

 

Du Mexique au Vietnam, un déploiement international porté par la Fondation L’Oréal, les équipes et les ONG locales

 

L’intégration sociale grâce aux métiers de la beauté est un levier majeur dans des pays où naître femme peut constituer un véritable handicap et où les populations déplacées, les victimes de violences et de conflits sont légion. « Le but de Beauty For a Better Life est à terme de bénéficier au plus grand nombre ». Quatre acteurs participent au déploiement mondial du programme : « la Fondation, les filiales L’Oréal, les ONG, et les autorités locales. Le succès du programme repose sur une responsabilité partagée entre ces différents acteurs ».

La Fondation L’Oréal coordonne les différents programmes, présents dans 25 pays fin 2016. « Elle conçoit les modules, fait circuler les meilleures pratiques et encadre le déploiement global ». Les projets sont initiés par les filiales dans les pays du groupe L’Oréal comme l’Inde, la Chine, la Colombie ou le Vietnam – très matures sur ces sujets – qui ont lancé les premières initiatives avant d’être imités par d’autres. « Elles connaissent les enjeux spécifiques. En Inde, où seulement 10% de la population en âge de travailler est formée, et où le marché de la coiffure explose, L’Oréal India a mis en place une formation gratuite aux métiers de la beauté ». Pour mettre en œuvre ces programmes, Beauty For a Better Life travaille main dans la main avec des ONG locales – Rural women et la China Women Development Foundation en Chine, Fundacion Origen au Mexique, SOS Villages d’Enfant au Liban, Pekka en Indonésie – dont la connaissance et l’expertise terrain sont indispensables. « Elles aident à identifier et recruter les bénéficiaires mais aussi à superviser, coacher et adapter les modules ». Enfin, le déploiement du programme bénéficie aussi souvent de l’aide des autorités locales. « LabourNet, l’ONG avec laquelle nous travaillons en Inde, bénéficie notamment du soutien du gouvernement ».


Beauty For a Better Life : une communauté philanthrope et soudée

 

Dans les 25 pays où le programme est présent, l’organisation mise en place par la Fondation L’Oréal est solide et le programme porte ses fruits. « Au Vietnam, deux tiers des bénéficiaires sont employés dans un salon de coiffure et les autres montent leur propre affaire chaque année. Des métiers qui leur permettent de multiplier jusqu’à plus de six fois leur revenu initial.

En Chine, beaucoup d’entre eux travaillent en tant que maquilleurs dans des studios de mariage où les mariés se font photographier en costumes traditionnels et sont maquillés par des professionnels. C’est une tendance qui a le vent en poupe et un débouché majeur pour nos bénéficiaires ». Au-delà de ces résultats encourageants, la plus belle réussite aux yeux de Florence Lafragette reste d’avoir bâti une vraie communauté. « Les bénéficiaires restent en contact et sont soudés.  A la fin de leur formation, de nombreux élèves décident à leur tour de devenir superviseur et coach Beauty For a Better Life. Lors de Beauty Days, les anciens bénéficiaires se joignent aux nouveaux pour aller coiffer des villages entiers où la population est en grande précarité ».

 

Une accélération rapide portée par une ambition forte

 

Fort de ses premiers succès, Beauty For a Better Life entend bien continuer sur cette lancée et étendre le programme à de nouveaux bénéficiaires. Prochaine étape ? « Deux nouveaux programmes que nous allons déployer notamment en France cette année, nous confie Florence Lafragette. Nous préparons en partenariat avec le Groupe SOS une formation courte d’excellence inspirée du modèle de Cuisine Mode d’emploi(s) développé par Thierry Marx et un dispositif pour former à l’entrepreneuriat avec les Apprentis d’Auteuil. Nous pensons en effet que nous pouvons apporter plus aux personnes en difficulté en les aidant à créer leur propre emploi. Une vraie solution pour des personnes en situation de précarité et peu diplômées ».

 

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